Marqueteur (euse)

Grande minutie, sens artistique et amour du bois

Descriptif de l'activité

Le marqueteur applique sur un support (mobilier, tableau, cadre…) de fines lamelles de bois de différentes essences et de différentes teintes. S’il utilise beaucoup le bois précieux et exotique, il peut aussi plaquer de l’écaille, du laiton, de la corne ou de la nacre…
Pour réaliser les motifs décoratifs ou figuratifs qui décorent généralement un ouvrage d’ébénisterie, le marqueteur commence par faire un dessin, où il note la place de chacune des pièces, quel bois ou autre matériau utilisé, ainsi que le sens des veines du bois. Il découpe ensuite chaque élément à l’aide d’une scie très fine, puis les assemble à l’envers sur un support papier, suivant le dessin qu’il a effectué, et les colle sur le bâti du meuble préalablement préparé. Le papier de montage ensuite retiré, le ponçage vient à bout des dernières imperfections de surface et assure la finition de l’ouvrage, avant le vernissage.
Le marqueteur travaille en atelier, souvent seul, pour la réalisation de tableaux ou panneaux décoratifs. Il peut collaborer avec un ébéniste quand il s’agit de restauration et/ou de copie de meubles.

Compétences requises

Pour être un bon marqueteur, mieux vaut être adroit, méthodique, précis et très soigneux. Il faut aussi avoir un sens artistique certain et savoir bien dessiner.

Emplois et évolutions

La marqueterie intéresse de plus en plus de monde. Pour l’exercer à titre professionnel, il est souvent préférable de rajouter une autre corde à son arc et de suivre des études de décorateur, de restaurateur de mobilier ou d’architecte. Le marqueteur est très souvent sollicité pour des restaurations de mobilier ancien. Il doit savoir également réaliser des créations contemporaines, à la demande.

Témoignage

Patrick, marqueteur

Ma spécialité, ce sont les reproductions d’armoiries en marqueterie, avec du bois précieux, de l’os et de la nacre. J’ai ainsi réalisé en 1999 les armoiries de la famille
Grimaldi pour le prince Rainier. Ça m’a demandé 450 h de travail. C’était un superbe défi qui m’a permis de progresser. C’est ce qui me plaît le plus dans la marqueterie : un art qui demande beaucoup de minutie, de dextérité. Elle me donne l’occasion de toujours me surpasser.

Source

UPA

Liens

Fiche métier issue du site : http://www.metiers-foret-bois.org/